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Toulouse : la fresque pornographique toujours accrochée dans la cantine des internes en médecine du CHU de Purpan

Toulouse : la fresque pornographique toujours accrochée dans la cantine des internes en médecine du CHU de Purpan

Toulouse : la fresque pornographique toujours accrochée dans la cantine des internes en médecine du CHU de Purpan

Sa présence exaspère. Une fresque pornographique très réaliste, a été accrochée il y a quelques semaines dans le réfectoire de l’internat de médecine, sur le site de Purpan à Toulouse. Des représentants syndicaux de l’hôpital réclament son retrait depuis plusieurs jours. Le syndicat Sud du CHU de Purpan, alerté par l’association « Osez le féminisme 31 », a déposé, vendredi 22 octobre, une alerte pour « danger grave et imminent » auprès de la direction.

Saisie, elle avait adressé un courrier au Président de l’association de l’Internat en fin de semaine dernière, lui demandant le « retrait immédiat de cette toile ». Ce lundi, la fresque trash des carabins habille toujours le mur du réfectoire.La parodie du célèbre tableau de Delacroix, « La liberté guidant le peuple », représentant une quinzaine de personnes réelles et reconnaissables, offusque des membres du personnel soignant.

« Cette fresque est choquante et humiliante, dénonce Gaëlle, praticienne au CHU et porte-parole du collectif jeudi 11-2, qui souhaite voir disparaître la toile. Cette représentation va au-delà de la notion d’humiliation, notamment vis-à-vis des femmes. La fresque est également transphobe et homophobe. Ce n’est ni en adéquation avec les valeurs du CHU ni de la république ».De nouveau contacté, le CHUn’a pas répondu. Le président de l’association de l’internat, lui, reste mutique.

L’histoire se répète

Toulouse : la fresque pornographique toujours accrochée dans la cantine des internes en médecine du CHU de Purpan

C’est une vieille tradition chez les internes. La pratique de l’humour carabin, qui remonterait au XIXe siècle dans les salles de garde des hôpitaux, visait à transcender, à renverser le sacré, la mort, en étant dans la subversion.La toile, qui aurait été commandée par des internes en médecine, n’est pas la première qui fait grincer des dents.

En 2018, une fresque sexiste a choqué plusieurs internes de l’hôpital Purpan. Plus « soft » que l’actuelle, elle a été retirée dans les mêmes locaux, à la demande d’étudiantes. Celles-ci, choquées, estimaient que cette tradition des internes en médecine était « hors du temps », à l’heure de la libération de la parole des femmes, victimes de harcèlement ou d’agressions sexuelles. Cette nouvelle polémique remet sur la table le débat. Cette fresque, face aux différentes revendications, pourrait bien être la dernière du genre.

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