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Louis Vuitton homme : un défilé et un hommage

Louis Vuitton homme : un défilé et un hommage

Louis Vuitton homme : un défilé et un hommage

Un moment de célébration. C’est ainsi que la maison Louis Vuitton a imaginé son défilé printemps-été 2022, qui s’est déroulé mardi 30 novembre, à Miami (Etats-Unis), en marge de l’Art Basel. Deux jours après le décès inattendu de Virgil Abloh, directeur artistique des collections masculines – d’une forme rare de cancer du cœur contre lequel il combattait pudiquement depuis 2019 –, le malletier a voulu faire de cet événement un hommage joyeux et festif, à l’image du designer, qui avait tenu à ce que le défilé soit maintenu.

« The show must go on », donc. La collection, déjà présentée en juin, et agrémentée de dix silhouettes supplémentaires, s’est donnée à voir sur une barge, au large du Miami Marine Stadium, que les invités ont rejoint par bateaux. Ces dernières 48 heures, de nombreuses personnalités et amis de Virgil Abloh ont demandé à être conviés, souhaitant rendre un ultime hommage à leur compagnon de route. Au total, ce sont plus de 1 500 personnes qui se sont ainsi réunies.

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Le show étant retransmis en direct sur les réseaux sociaux de la marque, on a pu apercevoir aux premiers rangs les musiciens Pharrell Williams et Kanye West, accompagné de Kim Kardashian, la joueuse de tennis Venus Williams, l’acteur Tahar Rahim, la mannequin Bella Hadid ou bien encore le rappeur ASAP Rocky. Les visages fermés, mais sans effusion de larmes. Silvia Fendi, Jonathan Anderson, designer de Loewe, ou bien encore Matthew Williams, directeur artistique de Givenchy, ont aussi fait le déplacement. Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, accompagné de son épouse et de ses cinq enfants, était également au premier rang.

Louis Vuitton homme : un défilé et un hommage

Michael Burke, PDG de Louis Vuitton, a quant à lui prononcé un discours avant le coup d’envoi du défilé. « Le plus difficile que je n’ai jamais eu à donner », a-t-il avoué, évoquant le talent visionnaire de Virgil Abloh et le lien quasi filial qui les unissait. La voix du créateur disparu a ensuite résonnée dans l’air : « Concernant mon art et ma créativité, j’ai voulu placer le curseur sur l’idée d’adultes se comportant comme des enfants. Retrouver cet état d’esprit d’émerveillement pour mieux utiliser son imagination. »

Sur le podium, les silhouettes donnent le tempo de la patte Abloh. Un mix bien senti de références hybrides, à mi-chemin entre l’art du tailoring servi par des costumes impeccables, ceinturés et à larges revers, et la réalité commerciale du moment : des pièces aux accents streetwear, vestes de survêtement ou baskets Air Force en collaboration avec Nike, déclinées en différents coloris… Chapeaux hauts-de-forme ou cagoules mangeant le visage des mannequins, jupes imposantes portées par-dessus des pantalons flous, petits blousons pop et ultra colorés, mallettes de voyages monogrammées, blousons teddy floqués de logos… L’allure est un parfait reflet de l’époque, quand différents univers se rejoignent pour affirmer une silhouette forte et singulière.

A l’issue de la présentation, ce sont des dizaines de drones téléguidés qui ont dessiné dans le ciel de Floride le chiffre 7.2 (référence à cette réédition du 7e défilé de Virgil Abloh pour Louis Vuitton). Puis, en guise de final éclairé par un feu d’artifice grandiose, les mots « Virgil was here », gimmick favori du créateur américain et titre prémonitoire de cette ultime collection.

Maud Gabrielson

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