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Finale de la Ligue des nations : Griezmann pur cent

Finale de la Ligue des nations : Griezmann pur cent

Finale de la Ligue des nations : Griezmann pur cent

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l'essentiel Ce dimanche, le meneur excentré de l’équipe de France va fêter sa 100e cape en Bleu. La 57e consécutive. Pour un total de 41 buts. Et le gamin de Mâcon n’en a pas fini pour autant. Loin de là…

Une petite blague en arrivant, une autre en quittant l’estrade. Antoine Griezmann sait toujours soigner ses entrées comme ses sorties. Peu importe le moment. Vendredi, dans la petite salle d’un stadio Olimpico Grande Torino de Turin sans âge, le N.7 des Bleus est apparu décontracté comme à l’accoutumée, à deux jours d’un rendez-vous pourtant « spécial » : une finale, qui plus est face à l’Espagne, et une 100e sélection en équipe de France. « Je suis très fier et très heureux, mais j’espère avant tout que ça va bien se terminer avec une coupe et une fête après le match », soufflait-il.Trois événements en un, trois marqueurs surtout d’une carrière en Bleu pas toujours appréciée à sa juste valeur. Ce soir, « Grizou » s’apprête à entrer à 30 ans dans un club très fermé en devenant le 9e joueur français le plus capé.

À 10 buts du record de Thierry Henry

Avec 41 buts, ce passionné de cheval galope aussi sur le podium des meilleurs marqueurs en sélection, 3e à 10 buts du recordman Thierry Henry (51), dans le viseur. « C’est proche mais ça ne m’obsède pas, assure-t-il. Je passe parfois des matchs sans tirer, ce qui montre que ce n’est pas une obsession. Vous me connaissez maintenant. Dix buts, ce n’est pas beaucoup et beaucoup à la fois. Donc on va y aller mollo. »Avec Griezmann, troisième du Ballon d’Or 2018, les statistiques personnelles sont une chose. Mais elles ne disent pas tout d’une influence qui traverse les années et les capes. Ses deux dernières sorties en sont une illustration : brillant contre la Finlande avec un doublé en septembre, il est apparu plus discret, jeudi face à la Belgique. Mais il a travaillé, au service du jeu, infatigable besogneux dans les pas du duo Mbappé-Benzema, jusqu’à ce penalty du 2-2 obtenu.Joie individuelle et collective, lumière et ombre, à l’image d’une carrière internationale de hauts et de bas. De ses larmes de déception au Brésil en quart de finale du Mondial-2014 ou au Stade de France en finale de l’Euro-2016, à celles de joies du Mondial-2018 au moment de soulever le trophée Jules-Rimet dans la nuit moscovite. Une histoire rythmée par une constante: lorsqu’il revêt le maillot bleu, ce petit-fils d’immigré portugais efface souvent les difficultés du quotidien, comme ces deux dernières années compliquées au Barça. Et cela explique aussi une assiduité exceptionnelle : tout à l’heure, il participera à sa 57e rencontre consécutive en Bleu.« C’est toujours la même chose depuis ma première sélection, j’adore être en équipe de France, porter ces couleurs, je suis là à kiffer le foot, à être avec ce vestiaire », sourit-il, plus de sept ans après un baptême face aux Pays-Bas (2-0), en mars 2014.Cet été, son Euro (1 but, 1 passe décisive) excentré à droite de l’attaque l’a éloigné de ses standards comme du cœur du jeu. Replacé dans l’axe depuis, il rayonne à nouveau, avec notamment 6 des 20 buts tricolores depuis juin. Un nouveau départ, comme en club où son retour à l’Atlético Madrid sonne comme un désir de reprise en main.Buteur fin septembre avec les Colchoneros sur la pelouse de l’AC Milan, la même qui l’attend ce soir, Griezmann est lancé dans une opération réconciliation avec ses anciens fans et avec lui-même après deux saisons d’errance en Catalogne. Cheveux à nouveau courts, il cherche à se réinventer un futur en reprenant les recettes du passé. Toujours en Espagne, pays d’adoption qui a donné la chance d’une vie à un gamin de Mâcon jugé trop petit chez lui mais pas à la Real .

« J’aimerais chambrer »

Espagnol dans son jeu et sa vie, Grizoua déjà croisé deux fois la Roja avec les Bleus. Pour un succès 1-0 en 2014 et une défaite 0-2 trois ans plus tard. Cette fois, il ne veut « surtout pas rentrer en Espagne en ayant perdu. Sinon Koke (son partenaire et ami à l’Atlético) va me faire des blagues tous les jours. J’aimerais bien chambrer moi aussi. » Et soigner encore un peu plus son entrée au panthéon de l’équipe de France, celle d’un pur-sang bleu.

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