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Decazeville. Les souvenirs d’Elian Vidal

Decazeville. Les souvenirs d’Elian Vidal

Decazeville. Les souvenirs d’Elian Vidal

Elian Vidal, a joué une trentaine d’années à la pétanque et a arrêté en 2006, mais il suit toujours ce sport.

Quel est votre palmarès ?

J’ai débuté à Combes avec Jean-Luc Prat, en juniors, et nous avons gagné de nombreux concours. Puis les "grands", C. Palis, C. Cercos, S. Panossian, m’ont fait jouer avec eux, j’ai beaucoup progressé à leur contact. Ensuite, dans les années 1980, il y a la triplette senior avec Hervé Grès et Marc Vergnol. J’ai été champion du district à deux reprises, en junior et en senior, dans un secteur qui était de loin le plus relevé… Lors des championnats de l’Aveyron, en doublettes, j’ai perdu 2 fois en quart de finale avec Marc Vergnol. En triplettes, 2 autres fois en huitièmes de finale. Et une fois en quart de finale tête à tête.

Des regrets ?

Mon grand regret se situe en 1984, avec Marc Vergnol et Hervé Grès, nous faisions partie des favoris.

Tout Combes était derrière nous. La société nous avait offert un sweat, et nous avons été sans doute des précurseurs à arborer une tenue homogène. Il faut dire que nous formions une équipe très complémentaire, avec de réelles chances. Malheureusement, nous avons perdu contre les futurs champions alors que nous menions 8 à 1. La fatigue peut-être…

Decazeville. Les souvenirs d’Elian Vidal

Et par la suite ?

Je suis parti jouer à Firmi. J’ai remporté quelques beaux concours avec plus de 100 équipes, notamment à Firmi et Decazeville ; atteint les 16e de finale doublette au mondial de Millau avec mon regretté ami Lionel Gayral, et brillé au concours B des Aveyronnais avec José Rodriguez. À Firmi, nous avons formé également une bonne triplette avec Marc Calmettes et Hervé Grès, fin des années 1980-1990, chutant encore en huitièmes de finale face aux futurs champions.

Votre regard sur la pétanque d’aujourd’hui ?

J’ai arrêté suite à ma profession (n’étant plus disponible le samedi) et je suis mis au karaté, maintenant au yoseikan budo. Étant un perfectionniste, un puriste, je n’étais plus trop dans l’esprit de ce jeu, qui doit être à mon sens un plaisir et un partage amical avant tout.

La mentalité n’est plus la même. Je suis d’ailleurs nostalgique des années 1970-1980, avec les Catusse, Mourino et autres champions. Alain Labro était mon idole, j’admirais la personne, son calme, son style. La pétanque d’aujourd’hui me paraît trop uniforme.

Par ailleurs, je regrette que la triplette (qui est pour moi le plus beau jeu) soit moins présente. Tout comme le fait de ne pas poursuivre les éliminatoires jusqu’au bout, cela donnait un titre qui s’est perdu, comme beaucoup de choses. Cela dit, j’aime encore regarder des parties.

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