#

Benoist de Sinety, le curé des VIP

Benoist de Sinety, le curé des VIP

Benoist de Sinety, le curé des VIP

La photo, soigneusement encadrée, trône dans son bureau, situé dans une ruelle étroite et sombre, juste derrière Notre-Dame. Le pape François et Benoist de Sinety, vicaire général de l’archidiocèse de Paris, devisent en souriant devant la cathédrale de Panama. La scène s’est déroulée fin janvier 2019, en marge des Journées mondiales de la jeunesse.

Deux jours plus tôt, dans l’avion papal qui conduit la délégation en Amérique centrale, Caroline Pigozzi, grande reporter à Paris Match et vaticaniste très appréciée à Rome, interpelle le Saint-Père au sujet de son ami et protégé, Benoist de Sinety, qui vient de défendre dans un livre (Il faut que des voix s’élèvent, Flammarion, 2018) l’accueil des migrants. Elle lui glisse un exemplaire de l’ouvrage entre les mains. Quarante-huit heures plus tard, dans les rues de la ville, François descend de sa papamobile pour saluer le prêtre parisien et les 200 jeunes qui l’accompagnent : « Je voudrais remercier le père de Sinety. »

Bras droit de l’archevêque de Paris

Ces mots du pape ne sont pas passés inaperçus, suscitant quelques jalousies dans les couloirs feutrés, et parfois peu charitables, de l’Eglise de France. Mgr Benoist de Sinety savoure ce moment unique. « Pour nous, le pape c’est un peu le Graal », dit-il en ­souriant. Une distinction de plus pour ce prêtre bien né de 53 ans, dont la haute taille, les yeux clairs et la voix grave sont connus du Tout-Paris, qu’il baptise, marie et enterre avec la même douceur tranquille.

Benoist de Sinety, le curé des VIP

C’est lui qui a célébré les funérailles de Bashung, Régine Desforges, Laurent Terzieff, Jacques Chancel ou encore Juliette Gréco, à Saint-Germain-des-Prés. Cet hiver, il a enterré l’épouse de l’ancien ministre Jacques Toubon, Lise, à Notre-Dame-des-Champs, mais aussi l’ancien patron de Paris Match Olivier Royant ou le président d’Eiffage Pierre Berger dans la très chic basilique Sainte-Clothilde. Benoist de Sinety ne se déplace jamais pour rien.

Le bras droit de l’archevêque de Paris – dont il est l’un des cinq adjoints – a également baptisé Jules, le fils des journalistes Daphné Roulier et Antoine de Caunes. Et marié Inès, la fille de Jean-Pierre Jouyet, l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy et ancien secrétaire général de l’Elysée pendant le quinquennat de François Hollande, fin août 2019, en Normandie. « Il a fait un beau sermon », se félicite le père de la mariée, ravi que « le numéro deux de l’archevêché se soit déplacé en personne » dans ce petit village de l’Eure.

Il vous reste 88.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Partager: