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Plainte et main courante après une altercation entre candidats PCF et RN aux départementales

Plainte et main courante après une altercation entre candidats PCF et RN aux départementales

Plainte et main courante après une altercation entre candidats PCF et RN aux départementales

Une candidate PCF des Alpes-Maritimes aux départementales a déposé plainte dans la nuit de vendredi à samedi, affirmant avoir été agressée par un candidat du Rassemblement national, qui conteste ces accusations et a lui-même déposé une main courante. A «minuit et demi», a-t-elle raconté à l'AFP, Marie-Chantal Guzman, 51 ans, collait des affiches sur un panneau libre «lorsque le candidat du RN est arrivé en voiture».

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Jean-Claude Geay, artisan-menuisier de 61 ans, lui aurait alors signifié qu'elle n'avait «pas le droit de coller». Selon la candidate communiste, Geay lui aurait «arraché le pinceau de colle des mains» avant de lui «taper dessus, sur la figure et les bras (...) il m'a maintenu les bras, puis il s'est attaqué à mon véhicule avec le pinceau en mettant de la colle sur la carrosserie et dans l'habitacle».

Marie-Chantal Guzman s'est rendue à l'hôpital où on lui a donné «deux Doliprane», et samedi, elle a constaté avoir «des bleus aux bras», a-t-elle décrit à l'AFP. Guzman assure aussi avoir été insultée, et note qu'elle était «la seule femme sur les cinq personnes présentes» et «la seule à avoir pris».

Plainte et main courante après une altercation entre candidats PCF et RN aux départementales

Peu après les faits, a confirmé la police, Geay a quant à lui déposé une main courante pour signaler un collage d'affiches en dehors des heures légales. Selon sa version des faits, il est descendu de voiture quand il a vu «quatre personnes» qui collaient des affiches après minuit. «Je me suis rapproché, il y a eu une petite bousculade, mais aucun coup, aucune violence, je ne me souviens plus si j'ai été attrapé par le col, peut-être», a-t-il assuré à l'AFP. Guzman s'est ensuite approché de lui, selon ses dires, et «est devenue agressive»: «Je l'ai alors repoussée avec un pinceau de colle que je leur avais pris, mais pas avec le manche, juste les poils de la brosse». Le candidat RN reconnait aussi et s'«en excuse» avoir «mis un peu de colle sur leur véhicule».

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Les faits ont été condamnés samedi par de nombreux élus, du porte-parole du PCF Ian Brossat, qui a dénoncé sur Twitter «une insupportable agression», à Renaud Muselier (LR), candidat à sa succession aux régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour qui «la violence n'a jamais sa place dans la vie politique».

Le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé quant à lui «la violence d'extrême-droite déniée et par là même encouragée». «Il n'y a pas eu de coups échangés, ce n'est pas du tout l'attentat dénoncé par Jean-Luc Mélenchon. Cela a pris des proportions grotesques et ridicules», a de son côté dénoncé auprès de l'AFP un cadre local du RN.

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