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Loire-Atlantique : déjà condamné pour agression sexuelle, un homme s'était fait engager dans une école

Loire-Atlantique : déjà condamné pour agression sexuelle, un homme s'était fait engager dans une école

Loire-Atlantique : déjà condamné pour agression sexuelle, un homme s'était fait engager dans une école

Le tribunal correctionnel de Nantes (Loire-Atlantique) a condamné jeudi un homme de 50 ans à une peine de jours-amendes pour s'être fait engager par une école, après avoir été condamné à plusieurs reprises pour des violences sexuelles, rapporte Ouest-France .

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En novembre 2019, un quinquagénaire, titulaire du Bafa et ayant déjà été éducateur sportif à Bordeaux, est recruté par l'association Léo-Lagrange, qui offre un accompagnement dans «l'éducation populaire». Il est embauché pour un poste d'agent d'accueil périscolaire dans un établissement situé entre Nantes et Saint-Herblain. Problème, l'individu a déjà quatre mentions à son casier judiciaire, s'étalant de 1994 à 2001: attentat à la pudeur, incitation à la débauche et agression sexuelle.

Or ces condamnations lui interdisent formellement de travailler dans un secteur en contact avec les mineurs, comme l'indique une ordonnance de 2005: «les personnes qui (...) ont été condamnées pour des faits énoncés à cet article dans sa rédaction issue de la présente ordonnance sont frappées, à compter de la date de publication de celle-ci, d'une incapacité d'exercer.»

Une «erreur interne sur un logiciel»

Loire-Atlantique : déjà condamné pour agression sexuelle, un homme s'était fait engager dans une école

En principe, les agents chargés du recrutement des personnes en contact avec mineurs (rectorats, direction de la jeunesse et des sports, mairie...) doivent vérifier les antécédents judiciaires du candidat lors de l'embauche. Selon Ouest-France, lors de sa récente embauche en Loire-Atlantique son casier judiciaire lui a effectivement été demandé, mais l'intéressé aurait présenté un document justifiant qu'il ne l'avait pas encore reçu. L'association Léo-Lagrange n'a pas non plus été en mesure de rattraper cet écueil, à cause d'une «erreur interne sur un logiciel».

L'homme a par conséquent été engagé, a travaillé pendant trois semaines auprès des enfants, avant d'être démasqué par la direction de l'école, qui avait finalement récupéré son casier judiciaire. La mairie, puis le parquet de Nantes ont aussitôt été alertés. Convoqué devant le tribunal correctionnel, il a plaidé «la confusion» plus «que de la duplicité», selon les mots de son avocat. Le mis en cause a finalement été condamné à une peine de 60 jours-amendes à 5 €. C'est une peine alternative à la prison imposant au condamné de payer une amende totale de 300 euros sous peine d'être incarcéré deux mois. Pour le ministère public, il est évident que l'homme «a sciemment trompé la vigilance des services.»

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