#

Alexandre Dubreuil entraîne des chevaux de course à Candas

Alexandre Dubreuil entraîne des chevaux de course à Candas

Alexandre Dubreuil entraîne des chevaux de course à Candas

Par Rédaction Abbeville Publié le mis à jour le 19 Oct 21 à 12:01Le Journal d'Abbeville Voir mon actu

Une pluie battante tombe sans discontinuité depuis plusieurs minutes. Le vent fouette les visages. Soudain, au bout d’une longue ligne droite, apparaissent deux chevaux de course.

Vous n’êtes pas à Chantilly mais bien à Candas (Somme), plus précisément au hameau du Valheureux. C’est ici qu’une piste d’entraînement a été aménagée au milieu de nulle part.

Une piste d’entraînement au cœur du Bernavillois

Cette piste a nécessité un lourd investissement mais elle a été mûrement réfléchie, car Alexandre Dubreuil n’est pas revenu à la ferme familiale sur un coup de tête.

Ce n’est pas pour travailler dans les champs, non, mais pour élever des chevaux de courses comme il en a toujours rêvé. Il faut dire que le grand gaillard de 1,80 m a grandi au milieu des Haflinger.

Alors, comme de nombreux jeunes, quand il revient à la ferme ce n’est pas pour suivre les traces de ses aïeux mais pour choisir une autre voie sans pour autant renier ses racines.

À lire aussi

De Chantilly à Candas

Il apprendra tout à la fameuse école des courses hippiques, le Moulin à vent, basé à Gouvieux dans l’Oise.

Il fait partie du réseau d’établissement géré par l’association missionnée par France Galop et la société du cheval français pour former les salariés des écuries de course.

Alexandre y suivra une formation en alternance, trois semaines à l’école et trois semaines chez un maître de stage. Avec son Bac pro en poche, il découvre le monde des jockeys.

Il abandonne pour découvrir les courses d’obstacles mais ce n’était pas pour lui non plus car il appréhendait les épreuves. Il sera donc entraîneur public.

Julien Phélippon, ex-entraîneur et agent de jockeys, bien connu dans le monde de l’hippisme, prendra Alexander sous son aile pendant huit ans. Cette expérience lui apportera beaucoup et Julian Phélippon lui a donné envie de grandir et de s’épanouir professionnellement.

175 000 euros d’investissement

Au printemps 2021, le second d’une famille de trois enfants, s’installe à la ferme. Avec l’aide de son père, il aménage des box dans une étable.

Une ancienne pâture est transformée en paddocks. Un marcheur, lieu de débourrage, est construit derrière l’exploitation familiale. Un anneau d’entraînement ensablé d’un kilomètre est construit. Le montant de l’investissement s’élève à 175 000 €.

Les parents l’accompagnent dans l’aventure auprès des banques. Ses sœurs ne sont pas loin non plus. L’une d’elle a signé le graphisme des écuries Dubreuil en imaginant un sigle avec le pigeonnier.

À lire aussi

Alexandre peut, avec l’aide de son salarié Valentin, embauché à mi-temps, faire ce qu’il a appris à Chantilly, façonner des chevaux pour qu’ils participent à des compétitions.

Il apprend tout à des chevaux qui n’ont jamais participé à une épreuve et il sait déjà trouver le juste milieu avec des chevaux plus âgés. Il s’amuse beaucoup et il s’améliore constamment.

Pour gagner une course, il faut non seulement savoir entraîner des chevaux mais aussi les comprendre, les écouter, les soigner, les observer et donner de l’amour. Il faut aussi un bon vétérinaire et ostéopathe.

À lire aussi

Objectif : posséder une vingtaine de chevaux

Cinq mois après son arrivée dans ce hameau d’une vingtaine d’âmes, Alexandre est déjà à l’étroit. Il rêve de s’agrandir car il n’a plus que deux box de libre.

Il lui en faudra d’autres assez rapidement pour ne pas refuser l’arrivée de chevaux d’autres clients, ou qu’il achètera. Il a deux chevaux susceptibles de courir dans le mois et des jeunes qui pourraient courir dans les deux mois.

Il rêve d’en avoir vingt à vingt-cinq et de se constituer une équipe. Il devra aussi aménager une belle ligne droite en gazon pour améliorer le travail de ses protégés.

Là encore, il sait qu’il pourra compter sur le soutien sans famille de ses parents qui sont derrière le fiston dans cette belle aventure qui n’a pas commencé au trop mais au galop pour Alexandre, le seul entraîneur public de chevaux de courses des Hauts de France.

Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Le Journal d'Abbeville dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.

Partagez

Le Journal d'Abbeville Voir mon actu
Partager: